La formation continue joue un rôle majeur dans la coiffure, les instituts de beauté et les spas. Car un collaborateur formé, c’est un collaborateur fidèle. Pour qu’un stage soit vraiment profitable, le manager doit le préparer et en assurer le suivi. Une anticipation grâce à laquelle tout le monde sera gagnant.

 

La formation continue, c’est un peu l’ADN de la coiffure, des instituts de beauté et des spas. Un acte indispensable tout au long de sa carrière, pour se maintenir à niveau, acquérir de nouvelles compétences et s’ouvrir de nouveaux marchés. Et bonne nouvelle : parmi les métiers de l’artisanat, la coiffure fait partie de ceux dont les membres se forment volontiers ! L’offre est abondante et diversifiée. En 2016, 38 819 salariés se sont donc formés dans le secteur (source : Agefos-pme 2016). C’est beaucoup. Idem pour les chefs d’entreprise. D’après le FAFCEA, 24 488 stages de chefs d’entreprises ont été financés en 2016 pour une durée moyenne de 13,5 heures. Sauf que le communiqué du Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprise artisanale (FAFCEA) risque un peu d’ébranler cette dynamique.

 

 

Suivez de près les réformes de la formation professionnelle 👩‍💻

 

La nouvelle est tombée le 26 février dernier. Depuis le 15 mars, le FAFCEA n’assure le financement d’aucune formation. En cause ? Son déficit atteint la barre des 32 millions d’euros. Depuis le 1er janvier 2018, les contributions des chefs d’entreprise artisanale à la formation sont collectées par les Urssaf qui versent ensuite l’argent au FAFCEA. Sauf que ce transfert a engendré un assèchement de la collecte, donc des ressources du FAFCEA, en raison d’un dysfonctionnement. Au final, ce sont 170 000 structures artisanales qui sont passées à la trappe et donc n’ont pas versé leurs cotisations. C’est un fait établi : les branches doivent former mieux et avec moins d’argent. Aux coiffeurs, aux esthéticiennes aussi de mieux cibler leurs attentes et leurs objectifs. Oui mais comment ?

 

 

Faites le point sur le plan d’action et de formation de votre salon ☝️

 

Si le plan d’action de l’année a – normalement – été établi en janvier, il est indispensable de faire un point régulièrement : on liste ce qui a été réalisé, ce qui reste à faire… « On sait que, globalement, le mois d’octobre n’est pas mauvais, qu’en novembre l’activité s’effondre, qu’en décembre elle sera plus soutenue, détaille Stéphane Amaru, formateur, consultant auprès de salons indépendants Ambassadeur Flexybeauty et Creativ Business Developper France pour Aveda. On a donc une visibilité pour planifier des actions et étudier son plan marketing. Pourquoi ne pas programmer une action sur les prestations par exemple, pour augmenter la fiche moyenne ? » Plus globalement, on donne à l’équipe une vision de ce qui va se passer dans les six mois à venir au salon. Stéphane Amaru qui martèle depuis longtemps « Il faut beaucoup se former pour former les autres, mais c’est en formant les autres que l’on se forme », poursuit : « Programmer ses actions marketing, c’est anticiper les périodes durant lesquelles on manque de visites. Globalement, le 15 du mois, les visites doivent avoir payé les salaires. Entre le 15 et le 28, elles servent à financer les charges fixes. Il ne reste donc plus que 2 ou 3 jours pour faire du bénéfice… ou subir un déficit ! Si on n’anticipe pas, il peut manquer 30 à 40 « passages clients » pour finir le mois. » Donc, on prend le temps d’étudier les pics et les creux prévisibles du trafic. Et de garder en tête : 80 % des objectifs d’un stage se réalisent en amont. C’est pourquoi le manager doit bien préciser, avant le stage, quel sera le contenu et quelles seront ses attentes en retour. Un ordre de route en quelque sorte, comprenant le menu et la mission.

 

La formation, c’est le cheval de bataille d’Isabelle Trombert, fondatrice des Spa Ahimsa, formatrice pour la FlexyUniversity et auteure de nombreux ouvrages dont le dernier, Beauté Naturelle vient de sortir aux éditions Marabout. Chez elle, les 36 collaborateurs suivent à la lettre, sa propre méthode de massage qu’elle a judicieusement mis en place depuis presque quinze ans. Au départ, chaque salarié doit pratiquer 5 semaines de formation. Puis, chaque année, d’autres stages sont proposés aux meilleurs pour parfaire leurs compétences et déployer leur évolution de carrière. Pour cette chef d’entreprise avisée, il serait impensable de laisser la gestion de cette part cruciale de son activité au bon vouloir fluctuant de l’intuition. Isabelle Trombert cultive en effet son atout : l’organisation. « Une organisation pensée et personnalisée pour développer la compétence de chaque individu. »

 

 

Activez votre plan de formation 🙌

Première étape : le plan de formation.

 

De cette mécanique parfaitement huilée : le choix d’un plan de  formation avec une hiérarchisation des actions. Il est effet effectué lors de réunions individuelles. Avec, pour critère principal, la motivation du salarié. « La formation, c’est pour motiver, pas pour punir. Il faut savoir la vendre », assène Stéphane Amaru. Même s’il faut, bien sûr, tenir compte des besoins de l’entreprise. Question stratégie, on peut jouer la spécialisation, mais au sein de certaines petites structures, il faut vraiment que les collaborateurs sachent tout faire. En tout cas, un départ en formation se prépare.

 

Deuxième étape : mission et consignes.

 

Films, prise de notes, croquis… Tout est précieux pour mieux transcrire ensuite la formation auprès des autres collaborateurs. « Même si je ne suis pas fan de cette formation « entre deux portes, souligne Isabelle Trombert. Car, pour moi, il est difficile de retranscrire des émotions, des compétences si on ne vit pas la chose à l’instant T. » Le suivi et l’application échappent en grande partie aux formateurs qui savent bien que tout dépend des managers. « Un stagiaire conserve environ 10 % d’une formation », explique Stéphane Amaru. Il est difficile de mesurer ce qui est mis en oeuvre ou pas dans le salon, ce qui est communiqué ou pas aux collègues. Pour Isabelle Trombert, grâce aux solutions digitales comme le logiciel FlexyBeauty, dans ses spas, la donne est différente. « Choisir le bon logiciel est un vrai trésor pour le business. Tout est inscrit. Je sais par exemple, qu’une personne formée a un taux de fidélisation clientèle, 2 à 3 fois plus important qu’une personne qui débute. Idem pour les abonnements et les cures, la collaboratrice formée enregistre deux fois plus de vente qu’une personne novice. » Des formations hyper opérationnelles, très concrètes permettent aux managers de fidéliser leurs collaborateurs et dynamiser leurs équipes. « Un salarié formé se sent mieux, insiste Stéphane Amaru et il est plus performant. Et ce qui est bon pour son chiffre – et celui de l’entreprise – lui donne aussi un signal sur son évolution possible. »

 

 

À LIRE AUSSI : 3 conseils de Stéphane Amaru pour s’imposer comme un salon qui réussit

 

 

Valorisez les formations et résultats 😎

 

Si la formation est diplômante, elle conduit le collaborateur à un coefficient supérieur, et donc à un meilleur salaire, tout simplement. Faire évoluer le collaborateur qui se forme, c’est bien… quand la structure de l’affaire le permet. Mais pour le plus grand nombre, les possibilités de ce type sont plutôt limitées. De toute façon, il faut s’y intéresser. Quelques pistes sont ainsi proposées par des professionnels aguerris : pourquoi ne pas créer une prime de motivation, qui récompenserait les collaborateurs ayant effectué un certain nombre de stages dans l’année ? Ou proposer une journée de récupération à ceux qui se forment sur un jour de repos ? On peut aussi imaginer de valoriser le collaborateur en en parlant aux clients (sans en faire trop), en lui demandant de montrer aux autres ce qu’il a appris. Sans craindre que cela ne nuise à son prestige. Et en sachant qu’une équipe qui se forme, c’est bien vu par la clientèle. D’ailleurs, à propos de ce rôle de retransmission, il est bon de savoir qu’il existe des formations dits « de tutorat ». Car si nombre de salons et d’instituts envoient un seul collaborateur en stage en espérant qu’ils vont briefer toute l’équipe, on oublie parfois qu’il ne suffit pas d’avoir des connaissances pour savoir les retransmettre. D’où l’intérêt de ces formations qui apprennent… à apprendre aux autres !

 

 

Qui vole un oeuf, vole un boeuf ? Pas sûr, mais qui s’est formé, se formera. Car ceux qui ont goûté ne peuvent plus s’en passer. De vraies bouffées d’air frais qui stimulent. Ces perspectives de progresser, de se voir reconnu et de valoriser ses compétences au fil de sa carrière sont autant d’atouts pour fidéliser globalement au secteur de la beauté. L’équipe FlexyBeauty est là pour vous doter et vous accompagner à trouver les meilleures solutions pour développer le business de votre salon, manager de façon efficace vos équipes.  Découvrez les outils qui vous correspondent  ! Demandez votre démonstration, c’est gratuit !

 

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